Quitter le nid : Bilan (parce c’est la fin de l’année, c’est idéal pour faire des bilans)

Bien le bonsoir les marguerites,

On en voit partout, des billets « Bilan de fin d’année » « Bye bye 2015 » « Je fais le point avec vous » « Allez venez, on revient sur toutes les choses trop cool que j’ai fait cette année parce que je pèse un peu dans le milieu pendant que toi tu es avachie dans ton canapé à attendre qu’un miracle arrive et rende tes jours plus palpitants ». Faut pas se mentir, ce genre d’articles ou vidéos, écrits ou réalisées avec autant de bonnes intentions qu’il soit, ça reste quand même le grand marché où celles et ceux qui ont grimpés dans l’échelle du famous, de la notoriété cette année, exhibent subtilement leur réussite. Oui, je pense qu’on peut le dire, je suis jalouse. En même temps je les admire, c’est une belle preuve que persister finit par payer et puis je trouve ça franchement sympa de s’épanouir pleinement, voir même s’épanouir professionnellement, dans quelque chose qu’on aime faire. Enfin, dans un élan d’absolue non originalité j’ai décidé de me lancer dans un petit bilan 2015.

D’abord, notons clairement que 2015 a été riche en changements, en évènements pour moi. Pour la première fois de ma vie j’ai vraiment des choses importantes à retenir de cette année. En fait, ce dont je voudrais vraiment vous parler c’est du grand plongeon dans le monde de l’autonomie, ou papa et maman ne sont plus là, ou du moins seulement partiellement là.

Je pense qu’on va procéder par points positifs et négatifs, que ce post soit un minimum organisé :

Je sais jamais par quoi commencer … bon les points négatifs :

  •  L’alimentation

    . Je crois que mon régime alimentaire depuis 4 mois c’est la plus grosse blague de l’année, c’est à dire que je carbure presque uniquement à base de sandwichs franprix et de pâtes (ah si et de café aussi). Le pire c’est que je ne me lasse pas.

    patesLes pâtes que je fais moi elles sont tellement moins stylées

    Sans rire, j’ai dû me préparer 5 vrais repas depuis que je vis toute seule. Quand j’ai envie d’un véritable dîner je descend chez le traiteur asiat’ juste en bas de chez moi, me prendre un menu « lida » à 7,50€ (pas exceptionnel en plus ce traiteur), après quoi je suis rassasiée. Vivre seul(e) quand vous êtes du genre flemmard, adepte de la bonne bouffe mais absolument pas cuisinier(e), c’est un gros problème. Le paradoxe ? J’ai maigris depuis que je vis à Paris. Pourquoi? Parce que je suis tout le temps à la bourre et que je passe ma vie à courir pour essayer d’arriver le moins en retard possible. Je me lève un tout petit peu trop tard? Hop, on zappe le petit déjeuner. Au premier semestre la plupart de mes cours commençaient à l’heure du déjeuner (entre 12h30 et 14h), même à des heures pareilles je trouve le moyen de me mettre à la bourre. Il me reste 10 mn pour manger avant d’aller chopper un métro? Hop, on zappe aussi ce repas. Et je me goinfre à base de pastabox sodebo à 17h. Donc je n’ai pas faim à 20h et je finis par me faire des pâtes à 00h. Résultat : je saute beaucoup (trop) de repas et le rythme parisien m’oblige malgré ma volonté à faire, en quelque sorte, « du sport » (ce qui, honnêtement, ne doit pas me faire tant de mal que ça) d’où une légère perte de poids.

  • La force d’esprit :

    Vous avez 17 ans (ou 18, ou 19, ou 20 …), vous aimez vous amuser, traîner avec les potos jusqu’à tard chez les uns et les autres ou dans la grande ville, votre volonté devient quasi inexistante quand il s’agit de faire autre chose que boire des verres, (encore une fois) vous êtes flemmard(e) – mais alors vraiment la grosse flemme – et vous vous retrouvez là, seul(e) avec votre conscience. Mardi, 6h45, vous n’êtes même pas sorti hier soir, mais vous avez vraiment tenu à finir la saison 5 de Friends jusqu’à 2h30 du mat’ (oui, parce que vous ne commencez à matter sérieusement Friends que maintenant). Qu’on se le dise quand le réveil sonne, ça pique. « Socio? En amphi en plus (ils ne feront pas l’appel)? Boh Veblen, Durkheim, Weber et consor j’connais, terminale ES tout ça … Allez pour cette fois j’y vais pas ». Voilà, ça fait très vite son bout de chemin dans votre cerveau. Dans cette catégorie je range aussi Madame Procrastination. Je repousse systématiquement à plus tard. J’attend le dernier moment pour tout. procrast

    Conclusion : je me retrouve devant mes cours de mythes à 4h du matin pour mes partiels qui ont lieu le lendemain à 8h, parce que je ne m’y pas prise à temps. Bon, avantage ou inconvénient je ne sais pas, mais je travaille beaucoup mieux sous pression, c’est à dire avec des délais de temps. Ca marchait au lycée mais ça ne le fait clairement plus à la fac. Je suis ressortie de ma semaine de partiels, épuisée. Sincèrement, pendant 4 jours, j’ai du dormir 15heures en tout (ce qui fait une moyenne d’environ 4h de sommeil par nuit). J’ai merdé sur le premier semestre, me voila maintenant avertie, je ne referais pas la même bêtise au second.

  • Solitude quand tu me tiens.

    IMG_5096

    Vivre seul(e) ça peut devenir pesant. On ne se rend pas vraiment compte à quel point la présence de quelqu’un d’autre dans votre espace de vie change la donne, même dans un 10m2. Autant, je trouve agréable de se retrouver seule dans son petit chez-soi, de se poser, de ne pas avoir l’obligation de faire la conversation à quelqu’un, autant j’étais vraiment contente de rentrer chez moi à Tours, retrouver toute ma famille avant les fêtes de Noël. C’est aussi pour cette raison que je passe pas mal de temps avec mes potes, que je ne rentre pas systématiquement dormir chez moi. De surcroît (ouais j’emploie des expressions comme « de surcroit », j’trouve que ça ajoute un côté analytique), le charmant garçon avec qui je forme un couple (c’est un peu long pour dire « mon copain ») vient régulièrement à la casa. Au final je passe beaucoup plus de temps entourée que toute seule. En fait, c’est peut-être juste ma maman qui me manque un peu quand même.

Je viens de relire tout ce que j’ai écrit jusque là et je prend vraiment conscience d’à quel point mon nouveau style de vie est déplorable (rires)(rires)(rires)! Va falloir que je me ressaisisse (imaginez une expression faciale soudainement grave)

Les points positifs maintenant :

 

  • L’autorité parentale atténuée

    . Vous pourrez dire ce que vous voulez, c’est le truc qui fait le plus rêver (au début) lorsque l’on emménage seul(e). Celui qui affirmera le contraire est un menteur. Il y a une sorte de grand contentement, dans un premier temps, à voler de ses propres ailes. LA LIBERTÉ. Evidemment c’est assez illusoire, mais je trouve une pleine satisfaction dans le fait de ne pas avoir de contrainte d’horaires, de ne plus me prendre la tête pour des choses futiles, de faire ce que j’ai envie en somme, sans qu’on me rappelle à l’ordre derrière. Je suis loin d’être une rebelle, avide de sensations, d’adrénaline. Comme tout le monde de ma tranche d’âge j’ai déjà fait des trucs stupides mais jamais méchants. Enfin, en clair, j’aime prendre du bon temps, m’amuser mais je ne dépasse jamais la limite fatidique. Donc je cède à pas mal des petits plaisirs de la vie; la grasse mat’, les verres après les cours, les sorties nocturnes … En réalité, même à Tours j’étais assez libre dans mes sorties mais je devais quand même, évidemment, respecter un cadre, vivre coordonnée avec le reste de ma famille (ça semble couler de source), cadre qui ne m’est plus imposé aujourd’hui.

IMG_5144Je ne savais pas quoi ajouter pour illustrer mais on peut considérer que la station place d’Italie pimpée version Star Wars, c’est plutôt sympathique.

  • Paris

    . Gros gros point positif, je vis dans une ville magique que j’ai envie de continuer de découvrir encore et encore, qui offre un millier de possibilités. J’aime la foule, le mouvement, la dynamique de Paris.  Il y a toujours quelque chose à faire, quelque chose à voir, quelqu’un avec qui aller discuter. Vraiment, je suis fascinée. Je m’y plais beaucoup, et je n’ai eu aucune difficulté à m’adapter au rythme cadencé de la capitale. Je suis réellement, profondément heureuse de m’être installée dans une telle ville. Et j’espère de pas me lasser.

IMG_5137Lamarck-Caulaincourt

  • Prendre du temps pour soi.

    Quand je ne me plains pas de ma solitude, je l’apprécie. Rien de tel que de vivre seul pour réfléchir sur soi-même, pour se retrouver un peu. Vous n’avez pas à vous soucier d’être avec les autres. Et ça fait franchement du bien. Un bon dimanche ensoleillé, The dark side of the moon tourne tranquillement, vous êtes sur votre balcon qui fait la taille de votre studette et vous profitez très égoïstement. Voila, moi c’est comme ça que je prend mon pied, avec mon café, ma clope, les pink floyd, à chiller, sans préoccupation aucune.  Après à chacun ses petits trucs pour se détendre, pour certain(es) la lecture, pour d’autres le vélo, pour d’autres encore un dimanche à base de masques, de soins et de de yankee candle. A chacun ses plaisirs comme on dit.

 

Je vous remercie d’avoir tout lu braves gens. Je pense que je me suis un peu plus livrée, peut-être une écriture un peu plus personnelle, mais ça me fait du bien. Ca m’a fait franchement plaisir de rédiger ce billet, sincèrement c’était chouette. Alors si vous avez emménager seul(e), ou si votre coloc’ est chiant(e) (ou bien au contraire extra), si vous avez des choses à dire, si vous désirez partager, témoigner, ou si juste vous aimez les pink floyd, laissez généreusement un commentaire.

 

Je vous embrasse population virtuelle et je vous souhaite de beaux derniers jours en 2015 !

 

Publicités

4 commentaires sur « Quitter le nid : Bilan (parce c’est la fin de l’année, c’est idéal pour faire des bilans) »

  1. aaaah la vie indépendante ET parisienne, peut etre ce qui m’attend dans.. deux ans, voir un an et demi (wow ça fait proche dit comme ça)(mais bon il faut déjà que je sache quoi faire) !?
    j’adore la manière dont tu écris et aussi le réalisme parce que oui c’est beau c’est paris c’est la liberté et en même temps c’est pas toujours tout rose !
    bon et sinon pour la bouffe je me suis toujours dit que je ferai des plats de mama (comprendre pour 10 personnes) et que je les congèlerai pour manger sainement (je sais absolument pas si c’est faisable mais on sait jamais ça peut t’inspirer).
    En tout cas c’est pas rien comme changement donc je valide comme BILAN DE 2015 (et l’échelle du famous t’attend peut être pour 2016, qui sait) !

    Aimé par 1 personne

    1. Écoute, si tu as le profond désir de vivre à Paris, si tu penses que tu vas kiffer, si tu as l’opportunité de monter (ou descendre?) et emménager dans la capitale, tu kifferas parce que la ville en elle même c’est le feeeeeeeu 🔥 ! Je suis vraiment contente que l’article t’ai plu, je suis contente que tu y réagisses ça fait toujours plaisir! Et sinon mon gros problème c’est que je n’ai pas de congélateur (mon studio est vraiment trop petit ptn)!
      Des bisous a toooooi 😘😘

      Aimé par 1 personne

  2. Hahaha, mais comme j’adore te lire ! Non, sans rire, je t’ai lu d’une traite comme on lit un bon roman, certainement le bilan de l’année le plus cool que j’ai pu lire sur la blogosphère – et aussi le plus sincère et dans lequel je me reconnais le plus, c’est franchement agréable. J’espère que 2016 t’apportera tout ce qu’il t’a manqué en 2015 (comme des cours de cuisine par exemple ? hihi) et j’ai hâte de lire ton prochain article. Sur ce, bonne année !!!!!

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s